L'Amour Virginal du Nouvel Adam et de la Nouvelle Eve: clef de lecture du Cantique des Cantiques

 

            Le Cantique des Cantiques est la plus haute expression de l'Amour Sponsal dans la Révélation. C'est un sommet de théologie symbolique comme "rassemblement" de la réalité la plus divine et de la réalité la plus humaine, à la fois corporelle et spirituelle: la réalité de l'Amour. "Car le surnaturel est lui-même charnel", dans tout le Mystère de Jésus qui est essentiellement caractérisé par "la liaison mystérieuse du charnel et du spirituel" (Péguy): La Parole de Dieu est devenue chair par l'action de l'Esprit-Saint dans le sein virginal de Marie. Le même Dieu qui a créé l'homme et la femme à son image et à sa ressemblance s'est fait vrai homme en naissant d'une vraie femme.

            Ainsi, l'Amour sponsal qui est chanté par le Cantique est inséparablement l'amour mutuel de Dieu et de sa créature humaine, de son Peuple, et l'amour mutuel de l'homme et de la femme, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu Amour. La merveille de l'Amour virginal de Jésus et de Marie est précisément de synthétiser parfaitement tout cela, car l'amour mutuel de Jésus et de Marie est l'Amour du vrai Dieu et de sa créature, du Seigneur et de sa servante, et en même temps il est l'Amour du vrai homme, Nouvel Adam, et de la vraie Femme, la Nouvelle Eve qui est à la fois sa Mère et son Epouse. L'Amour virginal qui unit Jésus et Marie est donc d'une inépuisable richesse puisqu'il rassemble toutes les plus profondes relations: entre Dieu et la créature, entre l'homme et la femme, c'est-à-dire entre l'époux et l'épouse, entre l'enfant et sa mère. C'est là une des caractéristiques les plus belles de l'Amour virginal, sa capacité de synthétiser dans l'unique Amour de Jésus toutes les relations les plus fondamentales. Saint François d'Assise (dans sa lettre à tous les fidèles) et Sainte Claire (dans ses lettres à Agnès de Prague) montrent de la façon la plus belle, en s'appuyant sur l'Evangile, comment Jésus se fait en même temps l'Epoux, l'Enfant et le Frère de chaque personne qui L'aime de tout son coeur, au point que cette personne devient véritablement son Epouse, sa Mère et sa Soeur. Cela se vérifie de la façon la plus éminente entre Jésus et Marie.

            La contemplation de Jésus comme Nouvel Adam et de Marie comme nouvelle Eve, dans la ligne de saint Irénée, est donc une des plus grandes clefs théologiques. Dans le Nouvel Adam et la Nouvelle Eve, tous les plus grands mystères sont récapitulés: Dieu et l'homme, l'esprit et la chair, l'homme et la femme, la création et toute l'histoire du salut, l'Eglise, etc... Relu dans tout l'ensemble de l'Ecriture, et interprété dans la grande Tradition de l'Eglise, le Cantique des Cantiques est comme un centre de perspective sur tous ces mystères du point de vue de l'Amour sponsal, de cette sponsalité pleinement divine et pleinement humaine qui est essentiellement caractérisée par la virginité, virginité perpétuelle de Jésus et de Marie.

            Déjà dans l'Ancien Testament, il est clair que la sponsalité de Dieu est une sponsalité virginale. Les prophètes ont combattu énergiquement la conception païenne de la sponsalité divine, telle qu'elle existait dans le culte de Baal: union de type sexuel entre les divinités, entre les divinités et les êtres humains, ce que symbolisait la "prostitution sacrée" (les humains imitant les divinités). Sur ce point, il faut surtout relire le livre d'Osée comme arrière-fond prophétique du Cantique des Cantiques: l'Epouse infidèle est appelée à se convertir de cette fausse sponsalité à la vraie sponsalité, à la sponsalité virginale de la fidélité à l'alliance. Cela culmine dans la promesse de Dieu: "Je ferai de toi mon épouse, et ce sera pour toujours. Je ferai de toi mon épouse dans la justice et dans le droit, dans la tendresse et dans l'amour, je ferai de toi mon épouse dans la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur" (Os 2,21-23). Cette "connaissance" que l'épouse aura de son Epoux est donc essentiellement différente de la "connaissance" que l'homme et la femme ont naturellement l'un de l'autre depuis l'origine: "Adam connut Eve sa femme" (Gn 4,1). Ce n'est pas de cette manière que Dieu connaît son épouse, ni que l'épouse connaît son Dieu. Et c'est pourquoi Jésus le Dieu-Homme est toujours vierge: le Nouvel Adam ne connaît jamais aucune femme à la manière humaine de l'ancien Adam, car sa manière de connaître est celle-même de Dieu. De son côté, Marie la Nouvelle Eve est toujours vierge; elle affirme elle-même: "je ne connais point d'homme" (Lc 1,34). Et c'est au coeur cette "non-connaissance" de la virginité perpétuelle qu'elle reçoit la plus haute connaissance de Dieu en devenant Mère de Dieu (theotokos) et Epouse de Dieu (theonumphos). La Nouvelle Eve connaît le Nouvel Adam comme son Seigneur et son Dieu, son Enfant et son Epoux. Cette connaissance virginale du Dieu-Homme est inséparablement divine e humaine, spirituelle et corporelle, puisque par la seule action de l'Esprit-Saint, Marie accueille dans son coeur la Parole qui prend chair dans son Sein.

            Jésus le Nouvel Adam, le Dieu-Homme, est le Fils et l'Epoux, Fils éternel du Père devenu pour toujours Fils et Epoux de sa créature, de cette créature humaine dont il a fait vraiment sa Mère et son Epouse. Et cette créature est d'abord très concrètement une personne humaine, une vraie femme, Marie la Nouvelle Eve, mais cette personne représente en même temps toute l'humanité aimée et sauvée par lui, accueillant son salut. C'est toute l'Eglise qui est "sa femme" (gunè, dans l'Evangile de saint Jean et dans l'Apocalypse), comme sa Mère et son Epouse (cf Ap 12 et 19). L'Eglise Epouse est la nouvelle Eve, la côte du Nouvel Adam mort et ressuscité, naissant toujours dans son côté ouvert, purifiée par son sang et vivifiée par son Esprit, nourrie de sa chair et de son sang dans l'Eucharistie. Marie, la première des rachetés, représente éminemment cette Eglise Epouse, Toute Belle, Immaculée, sans taches ni rides. Jésus est le Fruit de son Sein, mais elle est aussi le Fruit de son Côté. Il est son Enfant, mais il est aussi "son Sauveur et son Epoux" (cf Thérèse de Lisieux).

            Ainsi, de même qu'en Jésus Nouvel Adam, le Dieu Epoux est devenu un vrai homme, "le plus beau des enfant des hommes" (Ps 44), de même, en Marie Nouvelle Eve, l'Eglise Epouse devient une vraie femme, la femme "bénie entre toutes les femmes" (Lc 1,42), "la plus belle de toutes les femmes" (Ct 1,8). C'est donc Jésus Nouvel Adam et Marie Nouvelle Eve qu'il faut avant tout contempler dans le Cantique des Cantiques, dans toute la Beauté de leur Amour mutuel, un Amour qui nous enveloppe tous et que nous sommes tous appelés à partager, en vivant notre propre sponsalité d'hommes et de femmes, soit dans le mariage, soit dans la virginité consacrée. De même que le Père est celui "de qui toute paternité tire son nom, au ciel et sur terre" (Eph 3,14), de même Jésus est l'Epoux de qui toute sponsalité tire son Nom, puisqu'il est en Personne le Dieu-Epoux devenu homme, infiniment Epoux, le plus Epoux de tous les hommes, dont l'Amour Sponsal est ouvert à toute l'Eglise, à toute l'humanité, à chaque personne. Et parce qu'elle est à la première place dans la communion avec lui, Marie est aussi totalement Epouse, la plus Epouse de toutes les femmes, infiniment Epouse comme elle est infiniment Mère, Epouse de Dieu et Mère de Dieu, donnée à toute l'Eglise, à toute l'humanité, à chaque personne.

            La sponsalité est un des aspects les plus beaux de l'humanité créée à l'image et ressemblance du Dieu Amour. Elle a sa source dans le Coeur même de Dieu, dans l'Unité de la Nature divine, dans la communion des trois Personnes, dans l'union entre la Nature divine et la nature humaine en Jésus (union hypostatique).

            Du point de vue de l'Unité de la Nature Divine, la sponsalité est le suprême resplendissement de la Beauté de Dieu, infiniment fascinante, attirante, séduisante... La Beauté est le principal attribut divin dans le Cantique des Cantiques; c'est elle qui resplendit en l'Epoux et en l'Epouse, les enflammant d'amour l'un pour l'autre: "Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle!... Que tu es beau mon bien-aimé, que tu est ravissant" (Ct 1,15-16). Comme Epoux, Jésus est la "Beauté suprême" (Thérèse de Lisieux); "en lui habite corporellement toute la plénitude de la Divinité" (Col 2,9) qui est l'Infinie Beauté. Toute la Divinité a pleinement épousé notre Humanité dans la Personne de Jésus. Le dévoilement de sa Beauté d'Epoux provoque l'Amour de sa créature, la séduit, l'attire pour la sauver. Tel est "l'hameçon de l'Amour" dont parle Ste Catherine de Sienne. Mais selon cette même sainte, Dieu est aussi "fou d'amour pour la beauté de sa créature faite à son image et ressemblance", et il la rend folle d'Amour pour lui. "Jésus ce fou d'Amour m'a rendue folle" (Ste Thérèse des Andes). Cet amour sponsal de la beauté est l'eros. Lorsqu'il est purifié, l'eros ne s'oppose aucunement à l'agapè, mais il en fait essentiellement partie, comme l'ont si bien montré les Pères grecs (Origène, Grégoire de Nysse, et surtout Denys l'Aréopagite). Cette dimension de l'eros comme amour sponsal de la beauté illumine tout le Cantique des Cantiques. Pour Denys, le Cantique est par excellence la théologie amoureuse (erôtikè theologia), surtout lorsqu'Il est interprété à lumière du texte de Sg 8,2, où l'auteur inspiré écrit à propos de la Sagesse Divine: "j'ai désiré la prendre comme épouse, je suis devenu amoureux (erastès) de sa Beauté". Ce verset montre la plus profonde inculturation de la Révélation  dans le monde grec: c'est la synthèse entre l'agapè biblique comme Amour sponsal du Dieu de l'Alliance et l'eros platonicien comme Amour de la "Divine Beauté" (cf le Banquet de Platon). Le Cantique des Cantiques nous place au coeur du Mystère de la Beauté, puisque la Beauté de l'Epoux, vrai Dieu et vrai Homme, est inséparablement l'Infinie Beauté de Dieu et la merveilleuse Beauté de l'Homme, qui est la plus belle de toutes les oeuvres de Dieu, synthèse de toute la beauté du monde spirituel et du monde matériel, du visible et de l'invisible. Sa Beauté ravit l'Epouse, et l'Epouse le ravit par sa Beauté qui vient de la même source divine. La Beauté de l'Epoux et de l'Epouse célébrée dans le Cantique des Cantiques est inséparablement la beauté du corps et de l'âme, de la chair et de l'esprit, du coeur. Dans toute la création, il n'y a en effet rien de plus beau que le coeur et le corps humains, dans toute leur réalité masculine et féminine, et c'est cette merveilleuse beauté qui replendit parfaitement en Jésus et en Marie, glorifiés dans leurs Corps au Ciel (Jésus dans sa Résurrection et Marie dans son Assomption). Il importe de retrouver toute la dignité du corps humain comme image de Dieu et temple de Dieu, et surtout comme Corps de Dieu dans l'Incarnation (cf en particulier St Irénée, Ste Catherine de Sienne, et St Louis-Marie de Montfort). Par exemple, pour le Cardinal de Bérulle, la plus parfaite image du Sein du Père est une réalité corporelle: le sein de Marie, lieu de l'Incarnation. C'est le même Fils qui reçoit éternellement sa Divinité dans le Sein immatériel du Père et son Humanité dans le Sein matériel de sa Mère. Car Marie l'a porté "matériellement" (Ste Claire). Ainsi, les anciennes traductions du Cantique (les Septante en grec, et la vulgate en latin), ne craignent pas d'exprimer de la façon la plus réaliste toute la corporéité de l'Epoux et de l'Epouse, mais sans la moindre trace de sensualité. Telle est la merveilleuse corporéité virginale du Nouvel Adam et de la Nouvelle Eve: En Jésus et en Marie, tout est parfaitement Beau, Pur et purifiant.  C'est en parlant de Jésus Epoux que sainte Claire écrit à sainte Agnès de Prague: "Quand vous l'aimez vous êtes chaste, quand vous le touchez vous devenez plus pure, quand vous le recevez vous êtes vierge". Cette dimension de la corporéité dans l'Amour virginal trouve sa plus forte et plus complète expression chez Sainte Catherine de Sienne. La corporéité virginale de Jésus et de Marie est "virginisante" (cf Thérèse de Lisieux), source de la vraie pureté.

            Du point de vue des Personnes divines, la sponsalité a sa source dans l'éternelle communion du Père et du Fils, dans leur mutuel Amour qui est l'Esprit-Saint (cf les "Romances" de saint Jean de la Croix: c'est dans cette communion trinitaire que naît le dessein de donner une Epouse au Fils). Mais il importe de remarquer qu'il n'y a pas éternellement en Dieu les relations entre l'Epoux et l'Epouse, alors qu'il y a éternellement les relations entre le Père et le Fils et l'Esprit-Saint. Comme telle, la sponsalité n'existe pas éternellement en Dieu lui-même, mais elle caractérise essentiellement la plus profonde relation entre Dieu et la créature comme relation d'Amour. Toutefois, Dieu Trinité crée l'humanité à son Image et Ressemblance comme homme et femme, dans la communion amoureuse des personnes, image de son éternelle communion. L'unité du Père et du Fils dans leur mutuel Amour qui est l'Esprit se reflète merveilleusement dans l'union de l'homme et de la femme, d'abord créés comme epoux et épouse, dans leur mutuel amour. La sponsalité exprime la plus fondamentale communion des personnes humaines, homme et femme,  dans l'Amour. C'est la plus belle et plus fondamentale image de la communion des personnes divines. Dans le récit de la Création (Gn 2), la sponsalité précède la paternité et la maternité humaines qui sont l'image et la ressemblance de la Paternité de Dieu. Sur le plan humain, c'est la sponsalité qui est première, comme source de la paternité et de la maternité.

            Puisque le Nom divin d'Epoux ne signifie pas la propriété d'une des Personnes divines en relation avec les deux autres, mais la relation entre Dieu et la créature, ce Nom convient à toute la Trinité. Il peut donc être "approprié" à l'une ou l'autre des trois Personnes, mais sans exclure les autres. Par exemple, saint Louis-Marie approprie le plus souvent ce titre à l'Esprit-Saint qui est le Dieu-Epoux du Cantique des Cantiques, Epoux divin de Marie. Toutefois ce Nom d'Epoux sera approprié de façon privilégiée au Fils, la seule Personne divine qui est incarnée, en laquelle la Divinité a épousé notre humanité (union hypostatique). Le plus souvent, pour les saints, l'Epoux divin du Cantique des Cantiques est Jésus.

            Dans l'autre sens Marie est Mère de Dieu et Epouse de Dieu, Mère du seul Fils de Dieu et Epouse de toute la Trinité. Sa maternité divine est relation avec la seule Personne du Fils, tandis que sa sponsalité divine est relation avec toute la Trinité. Sans aucune inconvenance, Marie peut être appelée en vérité Epouse de chacune des trois Personnes, car cette sponsalité divine est toujours virginale et le trois Personnes ne sont qu'un seul Epoux. L'usage le plus fréquent est de l'appeler Epouse de l'Esprit-Saint (St François et St Louis-Marie), mais elle peut aussi être appelée en vérité Epouse du Père (Bérulle), et aussi Epouse du Fils, Epouse de son Fils (cf l'expression de Dante, insérée dans la Liturgie: "Fille de ton Fils"). C'est surtout ce dernier aspect qui resplendit dans le Cantique des Cantiques, où la Nouvelle Eve est principalement Epouse du Nouvel Adam. La Liturgie de l'Eglise, les Pères et les saints ont souvent appliqué à Marie les textes du Cantique concernant l'Epouse. Marie n'est pas seulement Mère de l'Eglise, elle est aussi l'Eglise Epouse dans sa plus parfaite réalisation.

            La dimension d'incarnation et de corporéité virginale est fortement exprimée dans les anciennes traductions du Cantique des Cantiques: la traduction grecque des Septante suivie par tous les Pères grecs et la traduction latine de la Vulgate, suivie par les Pères latins et la plupart des saints de l'Occident. Par exemple, en Ct 1,2, 4; 4,10; 7,13, là où la Bible de Jérusalem traduit: "les amours", ces anciennes versions traduisent: "les seins".  Dans le texte hébreu, on trouve trois mots très proches qui désignent respectivement les seins de l'épouse (dadim), son amour pour l'epoux (dodim), et l'époux lui-même: "mon bien-aimé" (dodi). De même que le côté du Nouvel Adam symbolise son Amour pour la Nouvelle Eve son Epouse, de même les seins de la Nouvelle Eve symbolisent son Amour pour le Nouvel Adam son Epoux. Il lui donne son côté, et elle lui donne ses seins (7,13). C'est ainsi que Marie a exprimé réellement, corporellement, son Amour virginal pour Jésus Enfant, qui était en même temps son Dieu et son Epoux. Bénie entre toutes les femmes à cause de Jésus le Fruit de son Sein, Marie est bienheureuse en son coeur qui a accueilli la Parole par la foi et bienheureuse en son corps de femme qui a donné chair à la Parole par l'action de l'Esprit-Saint. Sous l'action de l'Esprit-Saint, Elisabeth disait à Marie: "tu es bénie entre les femmes et le Fruit de ton sein est béni... bienheureuse toi qui as cru" (Lc 1,42, 45). Plus tard, une autre femme de l'Evangile dira à Jésus: "bienheureux le ventre qui t'a porté et les seins que tu as sucés" (Lc 11,27). La liturgie de l'Eglise et les saints ont particulièrement appliqué à Marie dans la Passion de Jésus la parole de l'Epouse: "mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, il demeure entre mes seins" (Ct 1,13). C'est l'expression la plus belle de l'intime communion sponsale avec Jésus souffrant. Thérèse de Lisieux, qui aimait beaucoup ce verset du Cantique, avait même fait l'action symbolique de porter sur son coeur une petite image de la Sainte Face de Jésus en sa Passion, avec une médaille de Marie et la formule de ses voeux.

 

fr François-Marie Léthel ocd