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“La carmélite est une âme donnée, / Une immolée à la gloire de Dieu. / Avec son Christ elle est crucifiée / Mais son calvaire, ah qu'il est lumineux ! / En regardant la divine Victime / Une lumière en son âme a jailli / Et, comprenant sa mission sublime, / Son coeur blessé s'écria: “Me voici !”
La carmélite est une âme envahie, / Pleine de Dieu pour le donner toujours. / Comme Marie le Maître l'a choisie / Pour demeurer à ses pieds nuit et jour. / Regardez bien, en cette captivée / Son oraison ne s'interrompt jamais, / Son âme est prise, elle est tout enchaînée / Et de son Christ plus rien ne la distrait.
La carmélite est une âme adorante / Toute livrée à l'action de Dieu, / A travers tout grande communiante, / Le coeur en haut et le ciel plein les yeux ! / Elle a trouvé l'Unique Nécessaire, / L'Etre divin, Lumière et Charité. / Enveloppant le monde en sa prière, / Voici qu'elle est apôtre en vérité.
La carmélite est une âme fermée / A ce qui passe, aux choses d'ici-bas / Mais tout ouverte et tout illuminée / Pour contempler ce que l'oeil ne voit pas ! / L'Aigle divin l'emporte en sa lumière, / Sur ces sommets élevés, lumineux, / Pour l'abriter en la Maison du Père/ La consommer en l'Un avec son Dieu !
La carmélite a sa Béatitude, / Sa Vision aux clartés de la foi. / Dans le silence et dans la solitude / Déjà s'impriment en son âme les Trois ! / Oh oui, vraiment son Dieu l'a trop aimée, / Il la voulait de toute éternité / Sur le Carmel, montagne ensoleillée / Par les rayons de la Divinité.” (Elisabeth de la Trinité, P 83)
Moniales Carmélites Déchaussées d'Alep
Moniales Carmélites Déchaussées de Harissa
Moniales Carmélites Déchaussées de Kfarmashoun
Carmélites de saint Joseph
Carmélites de sainte Thérèse de Florence
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